Lo Jornau deus Malhons

Le Journal des Mayouns



Préambule

 

Journal associatif : La Voix des Boucalais

   

Cette revue numérique n’a pas la prétention de remplacer un livre d’histoire locale. Elle est tout simplement un lien d’information entre les membres LVB et peut-être des visiteurs du Web curieux de mieux connaître notre village. J’ai choisi cette peinture du Moysan (en couverture) pour maintenir le fil conducteur du passé maritime de Vieux-Boucau. Ce cliché est un extrait du triptyque du Moïsan peint par Emile François Dot à Messanges, en 1950.

 

Périodiquement, un nouveau chapitre s’affichera sur notre site. A vous de le consulter, de nous donner vos commentaires et pourquoi pas vos suggestions.

 

Cette littérature est issue de nombreuses consultations, lectures, recherches au sein des archives municipales, départementales, ferroviaires, de ma présence assidue à la Sté de Borda, de Mémoire en Marensin et des travaux du Capitaine Saint-Jours. Je tiens à témoigner mes remerciements à toutes ces personnes pour leur aide précieuse.

 

Ecriture du titre en Gascon, car Vieux-Boucau était la porte du Marensin.  « Les Mayouns » étaient le surnom donné aux goélands qui vagabondaient abondamment dans le Junka. C’est également le surnom donné aux habitants de Vieux-Boucau. C’est une orthographe typiquement boucalaise.

 

                                                                                        Très bonne lecture

 


Chapitre 1 : notre village

 

 

Autrefois, Vieux-Boucau était un siège maritime. Avant-port de Bayonne, les textes anciens indiquent une population comprise entre 7000 et 8000 personnes au 15ème siècle. Il est précisé que des constructions bordent des rues toutes droites. Cette ville se situait certainement entre le couvent des Cordeliers et Porteteni. Les limites de notre nouvelle commune (1631) ont varié au gré des déplacements de l’Adour en se rapprochant de celles que nous connaissons aujourd’hui. Elles ont nécessité d’âpres négociations. Après les grands travaux de mise en valeur de notre littoral, l’assèchement des zones marécageuses et les plantations de semis de pins, les traces de cet ancien hameau ont complétement disparu (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain chapitre).

 

Au cours de mes recherches sur la Grande Guerre, j’ai découvert que notre village ne comptait plus, pendant ce conflit, que 550 habitants pour 120 maisons. Il n’existe plus de maisons anciennes au-delà de 150 ans. Pourtant, les archives nous révèlent que la ville déchue de Boucau Vielh comptait près de 3000 habitants au détournement de l’Adour (entre le 25 au 29 octobre 1578). Ce détournement fut une véritable catastrophe pour les habitants. A cette époque, Vieux-Boucau était encore un quartier de Messanges où se trouvaient de nombreux marins. C’est la raison pour laquelle Richelieu fit appel à eux, en 1628, pour approvisionner les assiégés sur l’île de Ré encerclés par une armada Anglaise.

  

En quelques dizaines d’années, toute la population que comptait Port d’Albret émigra vers Dax, Capbreton et Bayonne pour chercher du travail. Dès lors, le village se vida de ses habitants, les maisons furent abandonnées les unes après les autres. Avec l’arrivée de l’Empire, les derniers boucalais réagirent pour sauver leur village en créant de nouvelles activités : la pêche côtière pour les hommes, la vigne pour les femmes. On s’activa à restaurer l’habitat en démolissant les anciennes maisons pour en construire de nouvelles. C’est ainsi qu’en 1842, la construction d’un four à chaux fut autorisée au Sieur Thévenin. Le but consistait à transformer les pierres de démolition en chaux.

 

Ce four consommait une importante quantité de bois : les restes des scieries. Une nouvelle activité était née, on fabriqua des blocs avec du gravier de mer. Ces blocs entraient dans la construction de nouvelles maisons (à l’exception des façades) et même à l’établissement de l’ancienne digue en 1872. On peut découvrir encore aujourd’hui la présence de ces blocs à l’arrière de certaines maisons du village.

  

Extrait de l’ancien parcellaire de Vieux-Boucau, AD Mt-Marsan :

 

Plan du four à chaux. On découvre l’existence de nombreuses vignes autour de chaque habitation.

 

Obligation est faite au Sieur Thévenin de ne pas entreposer en surabondance du bois destiné au chauffage du four entre ce dernier et les propriétés bâties voisines.

                

Pâture au Sieur Caule Antoine, maire de Vieux-Boucau en 1842.

 

Jean-Pierre Mabille

 

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Chapitre 2 :  notre village

Détournement de l’Adour,

Au départ des Anglais (en 1451) notre petite ville avait son centre principal sur le port, les produits destinés aux navires de mer devaient être préalablement transportés à Bayonne sur des pinasses qui remontaient l’Adour au vent portant et à marée haute. Au retour, ces petites embarcations se chargeaient d’une profusion de pierres des Pyrénées, de galets des gaves, qui leur servaient de lest. Ces matériaux étaient ensuite vendus à Vieux-Boucau ; ils ont permis la construction de trois cents maisons et d’une petite chapelle dans notre village. Après quatre années de travaux et plusieurs échecs, Louis de Foix réussissait le détournement de l’Adour au profit de Bayonne le 28 octobre 1578. Les armateurs, les négociants, les chargeurs, les marins quittèrent progressivement le Plecq ou Boucau Vieux. Tout ce qui pouvait émigrer émigra, il ne restait qu’une ville fantôme et des inondations à répétitions. Sur la route de Messanges, au bout d’un chainon de dunes anciennes (juste après Super U) se trouve le Tuc do Pey de l’ancre. C’était l’endroit où les navires posaient l’ancre par beau temps. Par mauvais temps, ils se mettaient à la cape au Tuc Bleu, à l’abri de la dune (près du sémaphore aujourd’hui). Les navires de tout tonnage de l’époque entraient dans cette belle rade (1). Malheureusement, le port local n’existait pas commercialement parlant. L’activité portuaire se pratiquait à Bayonne, seul entrepôt et unique marché de la région. On y chargeait les produits du pays : bois de pin, produits résineux, vin de sable et lièges sur lesquels la cité Bayonnaise prélevait ses taxes.

Sur la route de Messanges, au bout d’un chainon de dunes anciennes (juste après Super U) se trouve le Tuc do Pey de l’ancre. C’était l’endroit où les navires posaient l’ancre par beau temps. Par mauvais temps, ils se mettaient à la cape au Tuc Bleu, à l’abri de la dune (près du  sémaphore aujourd’hui). Les navires de tout tonnage de l’époque entraient dans cette belle rade (1). Malheureusement, le port local n’existait pas commercialement parlant. L’activité portuaire se pratiquait à Bayonne, seul entrepôt et unique marché de la région. On y chargeait les produits du pays : bois de pin, produits résineux, vin de sable et lièges sur lesquels la cité Bayonnaise prélevait ses taxes.

L'Adour et son havre d'Albret avant le détournement du 28 octobre 1578
L'Adour et son havre d'Albret avant le détournement du 28 octobre 1578

Port d’Albret devint chef-lieu de la Baronnie du Marensin. Bien que la construction, en 1635, d’un couvent des Cordeliers et son église firent naître quelques espoirs, la situation à Vieux-Boucau se dégradait rapidement. La rade se comblait de sable après chaque tempête. On peut imaginer la rive droite du fleuve à la place de la rue du Capitaine Saint Jours aujourd’hui. L’Adour poursuivait son chemin en effectuant une large boucle : « le Havre d’Albret », avant de revenir en arrière pour se jeter dans l’Océan. C’était là que les navires attendaient paisiblement l’heure de prendre la mer. Mais depuis le détournement du fleuve, le découragement gagne les boucalais, le trafic maritime se raréfie et les inondations villageoises se multiplient.

En 1767, il ne reste plus que 310 habitants. M. de Malesherbes,qui effectue un voyage dans le Sud-Ouest, arrive à Dax le 4 août. On peut lire, dans ses notations éparses, qu’il visite la cité avant de se rendre à Port d’Albret en passant par Magescq et Saint-Vincent-de-Tyrosse :« On trouve au milieu de la forêt de grands morceaux de vignes qui sont dans le sable pur. Ils produisent un vin fort connu dans le pays. Au Vieux-Boucau on l’appelle vin de sable. Mais les caves étant de mauvaise qualité, on ne peut le conserver. Il est transporté à Capbreton. J’ai remarqué que ces vignes sont coupées d’espace de murs de paillassons pour rompre l’effort des mauvais vents ». Il constate que l’économie de Vieux-Boucau est en perdition. Les conditions naturelles sont d’ailleurs mauvaises : « il n’y a plus de port ici et la rade sur le rivage est rendue très mauvaise par les ensablements. Un marin retiré dans ce lieu avec qui je viens d’en causer m’a fait observer que la mer brise à plus d’une lieue au large, ainsi, c’est une côte très mauvaise ».

Voici une autre remarque puisée dans son carnet de voyage : « il y a de l’eau qui communique aux étangs du pays qui se déchargent dans la mer et inondent quand leur embouchure est encombrée par les sables ; c’est pour cette raison que Vieux-Boucau craint une submersion totale et que, pour la prévenir, on doit y faire des digues ». Malesherbes constate que la pêche est devenue presque inexistante : « quant à la pêche, il y en a fort peu, lorsqu’il fait du vent, on pêche encore moins à la mer, mais on a la ressource de pêcher dans l’étang qui est d’eau douce (pêche de muges). On tend un filet et ensuite on fait du bruit qui effraie le poisson et le fait arriver dans le filet ». Les pêcheurs se partagent entre la mer et l’étang. Le ministre Malesherbes s’intéresse particulièrement à ce détournement qui suscite chez lui une réflexion approfondie. Tous les gens du pays se plaignent des ouvrages faits, il y a près d’un siècle et demi, pour enrichir Bayonne en les ruinant. Ils montrent encore avec douleur les grèves immenses qui étaient le fond de la mer quand l’Adour suivait son cours naturel. Il n’est pas convaincu, il pense que les ports de cette côte s’ensablent et que la chute de l’Adour retardait l’ensablement mais ne l’a jamais entièrement empêché (2).

 

Revenons à l’origine de notre municipalité(1631), elle se situait donc face à l’embouchure. A cet endroit, il restait suffisamment d’eau pour la nouvelle flottille de navires (chaloupes, pinasses). Le trafic maritime est encore important jusqu’en 1640 car les produits du Marensin sont embarqués au havre de Boucau Vieux. Il est précisé que les marchandises exportées doivent passer par la maison de Motre (3) (de pierres sèches) dans laquelle se trouve « le pois blancq » (balance équipée de poids en fer blanc avec sceau de la baronnie ou du marquizat (4) pour payer les taxes sur les marchandises exportées).

Forage du premier puits filtrant, (*)

Ce puits, qui a donné une eau potable de bonne qualité pendant un siècle, a une histoire singulière. Il fut en effet le 40ème puits filtrant dans les Landes selon la technique d’Henri Crouzet (5), ingénieur des Eaux & Forêts. Son fonçage a été réalisé pendant l’automne 1862 par M. de Basterot au centre du village (voir cliché).

 

Jusqu’à cette date, dans le bourg de Vieux-Boucau, il n’y avait que des eaux saumâtres, altérées par les infiltrations de l’eau de mer et contaminées par la présence de l’alios. Le forage a été pratiqué par des tubages successifs de 25, 20 et 16 cm de diamètre. Ces tubes ont été disloqués à plusieurs reprises. On fonça à l’aide d’une chèvre et d’une cuillère jusqu’à 32,50 m avant de rencontrer une eau claire. Sur les conseils de l’ingénieur Crouzet, le forage fut poursuivi jusqu’à atteindre une source jaillissante deux mètres après. Quoique la qualité de cette eau ne soit pas entièrement satisfaisante, elle était très supérieure à celle des autres puits du village et l’on pouvait espérer qu’elle s’améliore au fur et à mesure des puisements fréquents, ce qui fut le cas.

Deux adolescents sont assis sur la margelle, grâce à une pompe à bras toute la population venait puiser une eau claire est fraîche, un grand soulagement. C’était également un lieu de rassemblement de tous. La corvée de l’eau pour l’évier ou la cuisine était dévolue aux garçons. On y lavait le poisson des pinasses, on y rinçait le linge. Un caniveau permettait l’écoulement de l’eau dans le courant du Moïsan tout proche. Pendant l’été, les campeurs du camping municipal faisaient la queue pour remplir leurs vaches à eau et souvent des batailles d’eau à coup de quarts.

Analyse des carottages :

-          Sable terreux et décombres                               1,00                 1,00

-          Galets, gravier moyen et sable roux                  5,50                 6,50

-          Sable vaseux gris avec coquilles, marne

provenant de l’ancien lit de l’Adour                       2,00                  8,50

-          Galets mélangés et coquilles marines            11,00                19,50

-          Argile très grâce gris foncé                                 0,50                 20,00

-          Lignite                                                                    0,25                 20,25

-          Gros galets                                                            4,15                 24,40

-          Argile très grasse                                                 0,70                 25,10

-          Sable gris avec coquilles                                     3,90                 29,00

-          Sable gris et galets                                               5,57                34,57

 

Conclusions,

Il semble que l’on doive rapporter aux alluvions modernes les assises alternatives de sable et de galets qui renferment des coquilles aux profondeurs de 8,50 à 19,50 et de 25,10 à 29 mètres. L’analyse des carottages nous confirme bien le passage du fleuve Adour à proximité de la place de la mairie aujourd’hui.

En visite dans le Sud-Ouest en 1767, M. de Malesherbes désire se rendre à Port-d’Albret. Il arrive le 6 août et découvre la tristesse des lieux. « le grand inconvénient de ce pays est que les eaux y sont si mauvaises qu’au cabaret même la maîtresse est venue me conjurer de ne pas en boire. Aussi en ai-je bu fort peu et avec beaucoup de vin. Cependant après diner, revenant de ma promenade sur le bord de mer en ayant une soif excessive, j’ai pris le parti de boire de l’eau avec du vinaigre, ce qui est à mon goût très désagréable mais désaltérant et ne peut être malsain ».

Par la suite, trois autres fontaines seront installées dans le village. Après de bons services, un siècle après, la dépose des pompes est programmée en 1961.

 

Jean-Pierre Mabille

 

1 – cet  ancien bassin de l’Adour était moins élevé (2,99 m NG) que les hautes marées,

2 – l’agglo du BAB a achetéune drague aspiratrice, 2015, pour maintenir l’embouchure

3 – cette maison se situait près de l’embarcadère. C’est dans ce bâtiment que l’on pesait toutes les marchandises des paroisses de Léon, Moliets, Mâa, Messanges Azur, Saint-Michel et Boucau Vieux ou Port d’Albret, ainsi que les baronnies voisines.

   4- le marquizat était un propriétaire foncier en limite de baronnie. Il avait le titre de marquis sans noblesse.

  5 – l’ingénieur Henri Crouzet s’est inspiré des puits filtrants qui ont été foncés pour alimenter les ateliers de construction de la voie ferrée Bordeaux-Dax 1854, bulletin N°484, 2006, Sté de Borda, construction ligne Impériale, J.P. Mabille,

 *Mémoire en Marensin N°23, 2012, une histoire d’eau à Vieux-Boucau, J.P. Mabille.

 * Société de Borda

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Chapitre 3 :  l'affaire des vingt pinasses

Les vingt pinasses au siège de l’Ile de Ré,

Dans le but de soutenir ses coreligionnaires séparatistes (protestants) de La Rochelle, le Roi d’Angleterre envoya un secours de 10.000 hommes et 90 navires. Le 20 juillet 1627, cette armada se mit aussitôt en devoir de faire le siège du fort St-Martin. L’île de Ré au pouvoir des Anglais, c’était La Rochelle séparée de la France. Il s’agissait donc de secourir et de ravitailler à tout prix la forteresse St-Martin-de-Ré.

Le plus difficile était d’introduire  vivres et poudre dans la citadelle investie. Richelieu eut une inspiration de génie en utilisant les pinasses de St-Jean-de-Luz et de Bayonne. Cette première expédition ne connut pas un grand succès. Une seconde flottille fut envoyée sur site…. Deux cents marins s’embarquèrent de Vieux-Boucau le 26 septembre 1627 sur 20 pinasses et 10 chaloupes.

 

Siège de l’île de Ré, gravure eau-forte de Callot, 1628, coll. Château de Monbazillac
Siège de l’île de Ré, gravure eau-forte de Callot, 1628, coll. Château de Monbazillac

Cette seconde expédition réussira :

 - à s’infiltrer à travers l’armada anglaise sans trop de pertes,

 

 - à livrer nourriture et poudre aux assiégés. Port d’Albret, où ce qu’il en restait, fut royalement récompensé pour la part qu’il prit à la campagne de guerre de 1627-1628.

Autour de la citadelle, gravure eau forte de Callot, 1628, coll. Château de Monbazillac
Autour de la citadelle, gravure eau forte de Callot, 1628, coll. Château de Monbazillac

Quelque temps après, le 8 juillet 1631, Louis XIII Roi de France promulguait des lettres patentes à ses chers et bien-aimés habitants du Boucau Vieux en considération des services rendus au royaume de France. Il leur accordait des franchises municipales avec droit de Jurade et approuvait les statuts de la communauté. Ceux-ci furent présentés à la population le 15 juillet 1631 et l’on procéda à la première élection des jurats, puis du Syndic, dans la petite chapelle de Vieux-Boucau.

Voici résumé l’inventaire des 25 statuts (police, messes, foires, taxes et octroi, poids, vin, pêche, entretien embouchure, terrains etc… qui donnèrent naissance à notre commune. A la suite des statuts, il aurait fallu ajouter le rôle des vingt pinasses pour préserver de l’oubli les noms des deux cents marins. On pourrait soupçonner connaître le chef « de Lafargue, capitaine pour sa Majesté », lors de l’installation de la jurade à la fin de la séance du 13 juillet 1631. A cette époque, les restes de l’embouchure de l’Adour et le gros bourg du Vieux-Boucau étaient condamnés à s’éteindre peu à peu. D’après le plan précis de 1860 dressé pour les acheteurs de semis, on situerait approximativement aujourd’hui les berges du fleuve entre le poste MNS de Soustons et celui de Vieux-Boucau plage Nord (signaux maritimes triangulaires de 10 mètres en bois, peints de couleur noire). A travers l’allégresse que trahit le cahier des statuts du Vieux-Boucau, il est signalé aux jurats la préoccupation capitale : conserver le port car des vaisseaux de ligne y rentrent encore, de veiller à la conservation du havre qui s’est fermé depuis à deux reprises. Avec le renfort des émigrés juifs du Portugal, le bourg compte encore 1216 habitants en 1666, mais au recensement de 1806, il ne reste que 179 boucalais. L’anéantissement de Port-d’Albret semble accompli.

 

      La municipalité de Vieux-Boucau aura bien du mal à remonter la pente, elle devra lutter à chaque tempête contre l’envahissement des sables, les inondations, les maladies causaient par les zones marécageuses. Elle sera aidée pour sa survie par les communes voisines (Soustons et Messanges) pour conserver son embouchure praticable.

remplacée en 1950 par celle que l’on connait aujourd’hui.
Cliché 1920, ancienne mairie-halle-école,

En 1933, l’ancien Boucau ou Port d’Albret si cher à Henri IV s’est relevé. Le village est convenablement reconstruit et se trouve relié à la plage par une avenue de Tamaris. Le recensement de l’époque y accuse une population de 504 habitants.

C’est dans cette halle en arcades que se pratiquait :

-           l’achat des poissons pris par les pinasses,

-           l’achat des anguilles et pibales pris par les pêcheurs à pied.

En 1968, cette ancienne mairie sera démolie pour laisser place à de nouvelles constructions et la création d’une place devant la mairie.

 

Documents consultés : archives municipales, publications Bernard St-Jours,

 

 

Jean-Pierre Mabille

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